Séance III < Jeudi 24 mars 2016>
Notion
d’organisation
1-Un but formel, exprimé et légitime auquel s’ajoutent des objectifs latents, personnels, différents du
but affirmé.
2- Une division des tâches, une spécification des fonctions et une affectation des rôles (organisation
structurée).
3- Un système de communication entre les sous ensembles de l’organisation
qui précise le circuit des informations.
4- Un mécanisme de prise de décisions auquel se combinent les structures
d’autorité (définition des pouvoirs
des uns et des autres).
5- Un ensemble de règles d’évaluation de son activité.
Les Trois
approches fondamentales de L’organisation
La
compréhension du fonctionnement dynamique de toute organisation repose sur
l’interaction entre structure, acteurs, modes de décisions, de direction
et de communication.
Les
trois approches différentes mais complémentaires du fonctionnement des
organisations :
1- Une approche
structurelle : quelle
structure selon la taille, le cycle de vie, l’activité ? Comment gérer la
structure de manière permanente en adéquation avec la stratégie ?
2- Une approche
politique : comment s’exerce le pouvoir, comment gérer
les conflits et les coalitions, quelles sont les compétences du dirigeant? les
contrôles entre les décideurs et les actionnaires ?
3- Une approche
ressources humaines : quelle dynamique personnelle et collective
? Comment développer les compétences des acteurs, intégrer leur personnalité,
etc. ?
Une bonne
organisation permet d’aider l’entreprise à :
·
Anticiper et traiter les
problèmes rencontrés avec mise en place immédiates d’actions correctives
adaptées,
·
Économiser sur les
dépenses inhérentes à la résolution de problèmes (financières, temps, stress )
·
Conserver et retrouver toutes informations utiles très rapidement,
·
Diffuser des informations aux équipes de l’entreprise pour mobiliser tous les acteurs d’un
service en les motivant à atteindre l’objectif fixé (objectifs
commerciaux, de gestion etc
II
II . Les écoles de
pensée en management
La science de l'organisation et du
management ne s'est pas développée de manière linéaire.
Les ouvrages de Taylor et de Fayol ont
posé les bases de l'analyse des problèmes d'organisation et de management à
l'échelon des processus de production respectivement du tout de l'entreprise.
I. L’école classique
Le contexte d apparition :
• L’exode rural
• Contexte de la révolution
industrielle et du développement du machinisme
• L’abondance de la main d’ouvre
non qualifie
• L’effet de consommation
• La loi de J.B.SAY « chaque
offre crée sa propre demande »
1.1. L’organisation scientifique du travail
( l’OST) < TAYLOR>
Point de départ du travail de Taylor :
L’objectif principal de la direction est d’obtenir la prospérité
maximum aussi bien pour l’employeur que pour chaque salarié. Or, la prospérité
dépend de la productivité maximum.
Malheureusement, il existe une mésentente
entre patrons et ouvriers, Qui conduit ces derniers à la flânerie. Dès
lors, Taylor s’intéresse aux causes de la flânerie et aux moyens
de l’éliminer.
Les causes de la flânerie :
üPréjugés dans
l’esprit des ouvriers : l’augmentation de la productivité conduit à l’accroissement du chômage
üSystème de
direction défectueux qui incite les ouvriers à la flânerie afin de protéger leurs intérêts
légitimes :
- Pas d’incitation monétaire à
l’augmentation de la productivité, système de salaires uniformes
- Les ouvriers ont intérêt à se fondre
dans la moyenne et à tenir les employeurs dans l’ignorance de leur réelle
capacité
- Critique du patronat qui pense qu’en
augmentant les salariés, l’équilibre du marché du travail sera détruit
Recommandations de Taylor
Étudier le travail pour créer une science
du travail que la direction doit enseigner à des ouvriers convenablement
choisis.
Rationalisation du travail
Sélection des ouvriers
Division du travail
Système de récompense incitatif
Séance IV
: Mercredi 30 Mars 2016
Les principes de l’OST :
Le principe de l'Etude Scientifique des tâches : parcellisation et division des tâches en
gestes élémentaires.
Le principe de sélection et d’entraînement des ouvriers : Chaque tâche correspond à un profil
d'aptitudes. Taylor insiste sur la sélection « sévère » des hommes
(élimination de ceux qui refusent ou sont incapables d’adopter ces nouvelles mesures) et sur leur formation. On se dirige ainsi
vers une spécialisation des ouvriers et une adaptation de l’homme au travail.
Le principe du contrôle et de l’encouragement : Si l’on veut que la
récompense ait quelque effet sur le rendement des ouvriers, elle doit
venir peu après la réalisation du travail « salaire au
rendement »
Principe de la coopération entre managers et ouvriers : la répartition du travail et de la responsabilité entre l’ouvrier et la direction. La direction doit se charger de tout ce qui
dépasse la compétence des ouvriers. Le système se traduira par une
séparation du travail entre la conception, l’exécution et le contrôle
1.2. La gestion administrative de travail (OAT) : Henri Fayol
(1841-1925)
Toutes les opérations auxquelles donnent lieu les entreprises peuvent se
répartir en six groupes:
- Opérations techniques
- Opérations commerciales
- Opérations financières
- Opérations de sécurité
- Opérations de comptabilité
- Opérations administratives
Pour Fayol, La dernière a été négligée
Administrer c’est :
ü Prévoir : scruter l’avenir et dresser des programmes
d’action
ü Organiser : constituer le double organisme matériel et social
ü Commander : faire fonctionner le personnel
ü Coordonner : relier, unir, harmoniser tous les actes et efforts
ü Contrôler : veiller à ce que tout se passe conformément aux règles établies et aux
ordres donnés
L’efficacité de l’entreprise dépend de 14 Principes :
« le management administratif »
1.
Division du travail
2.
Autorité et responsabilité
3.
Discipline
4.
Unité de commandement
5.
Unité de direction
6.
Subordination de l’intérêt particulier à l’intérêt général
7.
Rémunération du personnel
8.
Centralisation
9.
Hiérarchie
10.
Ordre
11.
Equité
12.
Stabilité du personnel
13.
Initiative
14.
Union du personnel
1.3. L’approche bureaucratique Max Weber (1864-1920)
L’autorité c’est la règle ….
Weber identifie des types « purs » de systèmes selon la manière
de légitimer l’autorité
Le type charismatique : basé sur les qualités personnelles d’un leader qui démontre des qualités supérieures aux autres.
Le type traditionnel : l’autorité est légitimée par la coutume, basée sur les précédents et les
usages. Le chef détient l’autorité en vertu du
statut qu’il a hérité et l’extension de cette autorité est fixée par la coutume.
L’organisation rationnelle
ou bureaucratique : c’est la règle qui légitime l’autorité.
Pour lui, il s’agit de la forme d’organisation la plus efficace.
Les principes bureaucratiques
- Les responsabilités sont attribuées sans ambiguïté et les droits
inhérents aux postes sont déterminés avec précision
- La hiérarchie est clairement définie
- Les responsables ont des fonctions spécifiques et appliquent des
règles universelles dans un esprit de formalisme impersonnel
Organisation légale : autorité exercée selon des normes Et des procédures
impersonnelles
1.4. Les applications d’H. Ford : Henry Ford (1863-1947)
Fondateur de la Ford Motor Company, Publie « Ma vie mon œuvre »
Principes :
¡ Production de masse par
la standardisation et la spécialisation ouvrière
¡ Hauts salaires facteurs
de prospérité pour l’entreprise
Un double phénomène et une combinaison :
Production de masse : Produits standardisés,
fabriqués sur longues séries, par le biais de lignes d’assemblage (« la chaîne »), avec des temps de fabrication
« scientifiquement » mesurés (chronométrage).
Consommation de masse : Une consommation de ces
produits grâce à une redistribution de la valeur ajoutée acquise par les
méthodes tayloriennes (1915, Ford paie FDD, « five dollars a day»…)
Le modèle taylorien-fordien de l’entreprise
¡ Une organisation
pyramidale / hiérarchique du travail
¡ Une mécanisation poussée
(ou une automatisation rigide)
¡ Des ouvriers de
production peu qualifiés
¡ de mauvaises conditions
de travail / des salaires (relativement) élevés
¡ Une division sociale du
travail et des responsabilités : à la direction le souci de la gestion et de
l’organisation / aux salariés et à leur syndicat le souci de revendiquer de
meilleurs salaires (mais aucune intervention dans la gestion !)